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Le jeu vidéo est-il soluble dans les Jeux Olympiques ? 

En tout cas, le CIO envisage sereinement de l'introduire comme discipline officielle.

Ils z' y vont fort et … à fond les manettes au CIO ! 

Cela dit, la question se pose en effet. 

Samedi dernier a eu lieu la finale de la League of Legend, l'un des jeux phares des gamers.

40 k personnes se sont pressés comme raisins en vendange pour y assister.

Plus les 10 millions qui ont suivi cette kermesse 2.0 sur Fêtebook Live. Un score dentesque pour cette RobotCup.

L'événement s'est déroulé à Pékin, dans un stade olympique :  le Nid d'oiseau. 

Certains illuminés de la manette ont payé jusqu' à 1 700 € pour regarder l'écran géant situé dans le stade. J'en suis tout pixellisé ! 

Mais quels sont les arguments avancés par les gamers pour séduire le CIO et enfin planter leurs tentes au coeur du village olympique ?

En gros, qu'il s'agit d'une pratique sportive à l'exigence phénoménale. Et que les techniques utilisées par les cyberathlètes relèvent du très haut niveau.

"Discipline spartiate, entraînement martial 16 h/ jour, stress, sans compter la dextérité inouïe nécessaire pour la maîtrise digitale du jeu"! CQFD.

Martin, un ami corse, avec qui je partageais ce propos, m'asséna la réponse suivante :

"Il faut aussi une dextérité spectaculaire pour traire les brebis et pour siffler les chèvres. Comme les gamers, les bergers se lèvent tôt le matin et ils n 'en font pas tout un fromage. Et c'est pas pour autant que la collective des bergers Corses va demander son affiliation aux Jeux Olympiques". De Profundis.

Un argument empreint de sagesse insulaire comme je les affectionne.

Sous le coup de ce raisonnement aussi champêtre qu' inoxydable, je le vis empoigner sa guitare pour jouer "Jeux Interdits"… 

N'empêche, difficile d'ignorer la puissance du e-phénomène mondial du jeu vidéo. E-sporte très bien.  

Les chiffres sont aussi vertigineux que les scores des parties : 2 milliards de passionnés , 100 milliards de $ de CA.

Une activité bankable qui a permis aux winners prépubères de la finale de repartir de Pékin avec 1,5 million € dans leur musette.  

Et les accrocs des écrans se reproduisent plus vite que des Pokemons.   

En France la Grande Messe du Paris Games Week (nov. 2017) a rassemblé,  toutes chapelles confondues, plus de 300 000 fidèles. Une sacrée performance pour ce salon de l'Ageekculture

Alors quid ? 

Entendra t-on un jour un gamer hurler sa Joie Olympique sur un podium ?

Pas dans l'immédiat. Le CIO prendra certainement son temps avant de statuer sur l'enjeu vidéo. 

Pour les opposants, qu'ils se console. Le bowling, en 2015, avait vainement tenté l'aventure olympique. Il n'a pas réalisé un strike!  

Quant aux gamers, je leur souhaite bonne chance : que l'E-Force soit avec vous !

 

 

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